Sortie de l'œuvre pour piano de Iannis Xenakis chez Timpani RecordsPublié le 24 mars 2015 à 09:00

Sortie de l'œuvre pour piano de Iannis Xenakis chez Timpani Records

Être sensible aux phénomènes lumineux surtout naturels: foudre, nuages, feux, mer étincelante, ciel, volcans... Être bien moins sensible aux jeux lumineux des films, même abstraits, aux décors de théâtre, d'opéra.

Préférer les spectacles naturels hors de l'homme. Préférer le vertige que crée l'abysse du ciel étoilé, lorsqu'on y plonge notre tête en oubliant la terre où reposent nos pieds. Ou bien le surréalisme de rêves où deux lunes extralucides montent simultanément dans le ciel noir. En fait, tout ce qui, dans la lumière, est proche de la musique par ses côtés les plus abstraits: formes, mouvements, intensités, couleurs, étendues... Les imaginer, les combiner, les entrechoquer, les faire évoluer comme les paysages lumineux des galaxies et des gaz intra-stellaires éclairés par de jeunes soleils bleus, ou alors en mouvements gigantesques, soufflés par des explosions de supernovae. De la musique lumineuse pour les yeux, symétrique à la musique sonore pour les oreilles.

 

Xenakis,  « Polytopes », Festival d’automne à Paris 1972-1982

 

 

      Cet enregistrement comprend pour la première fois l’intégralité de l’œuvre pour piano seul et Zyia pour soprano, flûte et piano. Y figurent aussi trois petites pièces inédites que le jeune Xenakis avait composées en 1949 pour les cours qu’il suivait auprès d’Honegger et de Milhaud.

Le programme est organisé en deux parties. D’abord, les grandes œuvres pour piano, dans l’ordre chronologique de leur composition, puis, les trois œuvres de jeunesse (Six chansons pour piano, Zyia et les trois pièces inédites), où se présente un autre Xenakis, celui de la période dite pré-stochastique.

 

Les oeuvres : 

  1. Herma
  2. Evryali
  3. Mists
  4. A R.
  5. Six Chansons pour piano
    • Ça sent le musc 
    • J’avais un amour autrefois 
    • Une perdrix descendait de la montagne 
    • Trois moines crétois 
    • Aujourd’hui le ciel est noir 
    • Sousta, danse 
  6. Zyia pour soprano, flûte et piano, avec Raquel Camarinha et Matteo Cesari
  7. Trois Pièces inédites
    • L. 1 
    • Air populaire 
    • Allegro molto