Autant de sollicitations hors des sentiers battus qu'accomplit avec un instinct déconcertant Stéphanos Thomopoulos. Dans ce qui constitue désormais - au même titre que les Études de Ligeti- un classique du XXe siècle, son interprétation rejoint la réussite de Toros Can en conférant une unité insigne à ce qui peut apparaître, de prime abord, comme une masse d'emprunts arbitraires.

Jérémie Bigorie à propos du CD Crumb Makrokosmos - Classica - Juillet-Août 2018

L’interprétation très raffinée de Stéphanos Thomopoulos est celle d’un esthète, sensible aux lignes de fuite (amplification soignée du piano) comme aux effets de masse (tachisme savamment multicolore).

Pierre Gervasoni à propos du CD George Crumb-Makrokosmos, Le Monde, 13.04.2018

Dominique Boutel voit dans Makrokosmos clairement une influence de Chopin et de Schumann avec leur inséparable mélancolie et fantaisie. L’oeuvre demande beaucoup au pianiste. Celui-ci doit intervenir dans l’instrument lui-même en faisant glisser des verres sur les cordes ou en frottant celles-ci avec la main ou des objets. En plus, il est amené à chanter, psalmodier, murmurer, siffler, bref à s’exprimer physiquement autrement que par ses simples doigts. Il doit être plus qu’un pianiste. Stéphanos Thomopoulos tient magistralement ce rôle. C’est un alchimiste dont l’éprouvette est le piano, les ingrédients les partitions, les objets les poudres et la voix le souffle de l’incantation. Tout cela demande une maîtrise parfaite. Bouger, s’étirer dans l’instrument, pincer les cordes, revenir en arrière, s’asseoir pour caresser les touches donnent un aperçu assez juste de la complexité de la partition. Mais en plus d’être un alchimiste Stéphanos Thomopoulos devient le prêtre officiant à l’autel. Le regard fixé vers la Présence, il donne à voir et à entendre ce que lui seul peut faire advenir. Le spectateur passe, sans le savoir nécessairement, d’auditeur à membre d’une communauté spirituelle. Le récitatif de Thomopoulos dans la dernière pièce de Makrokosmos, Agnus Dei, permet à chacun de trouver la paix, sa propre paix. Magistral.

Marc Pagnier à propos de l'Intégrale de Makrokosmos de George Crumb au Voyage Surprise du Printemps des Arts de Monte Carlo, http://www.theprovenceherald.fr/voyage-surprise/ 23 mars 2017

…l’excellente réponse de Thomopoulos à la toujours exigeante écriture pianistique de Rachmaninov a été très appréciée…

…La simplicité et la pureté de cette interprétation, caractérisée par le récit du premier violon (Sousamoglou), l'intensité et le drame -dans l’Intermezzo bouleversant! - du piano de Thomopoulos, la rugosité contrôlée et le sentiment noble (en particulier dans les interventions de Kokolani), le bon sens du rythme et du dialogue, ont rendu justice à cette partition, mettant ainsi en valeur sa profondeur et sa marque expressive juste…

Evtychios Choriatakis, Athinorama 24/2/2017, à propos du concert avec l'Ensemble Kyklos au Megaron d'Athènes (Trio Elegiaque de S. Rachmaninov et Quintette avec piano de D.Chostakovitch)

Pendant cette heure et demie de musique techniquement ardue, Thomopoulos ne lâche jamais prise et fait preuve de grande concentration, d’énergie et de raffinement.

Cinzia Rota, Classicagenda.fr 20/09/2017 à propos du récital à au Festival Royaumont le 3/09/2016